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On estime que Polichinelle est issu du personnage de la "Comédia dell'arte" : "Pulcinella" même si les deux personnages diffèrent physiquement. Polichinelle' le parisien inventé par Brioché est diforme (bossu, nez crochu) et porte des vêtements bariollés alors que l' italien est droit portant une tunique blanche. Il est vif, parfois menteur, mal embouché, ivrogne mais on s'amuse de ses boutades.Polichinelle ne respecte aucune puissance il batonne le commisaire et assomme le diable. Brioché présente même son Polichinelle à la cours pour "divertir les enfants de France".
Marionnette anglaise ressemblant physiquement à Polichinelle qui triomphait sur le continent (on prononçait Punchinelle doù l'abréviation de Punch. Il diffère de ce dernier par son caractère. Au lieu de la gaité de Polichinelle, il emprunte la malice cynique de "Old Vice" un personnage local.
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Marionnette à gaine inventé par Laurent Mourguet à Lyon. Ce tisseur de soie dut trouver un autre moyen de gagner sa vie après la répression ordonnée par la Convention qui amena le chômage dans la région. Il se fit arracheur de dent et montra son Polichinelle pour attirer les badauds. Dix ans plus tard, vers 1805, le charlatan à fait place à l'entrepreneur de spectacle qui présente des personnages empruntés à la Comédia dell'arte. Un ex chanteur, le Père Grégoire donne la réplique à Mourguet, il joue du violon et, un jour, taille dans une bûche une tête de marionnette à son effigie à qui il donnera le nom de "Gnafron" et sera le représentant des savetiers. En 1808 Mourguet hérite d'un Girolamo une marionnette italienne venant sans doute du village de Chignolo. Il baptise se personnage Chignol puis Guignol. Mais sous une apparence Milanaise, Guignol devient un vrai "canut". Le peuple adopte Guignol qui voit en lui le seul à rire de la misère, de l'exploitaion et à se révolter contre le bourgeois, le gendarme et même la religion. Guignol devient la vedette, Polichinelle disparait, Gnafron passe au second plan. Mourguet offre à Guignol une femme Madelon, un patron Battandier etc.. Guignol aura des ennuis sous le Second Empire pour son irrévérence. Il sera même soumis à le censure (le montreur devait lui soumettre un texte complet et le jouer sans en changer une virgule). La notoriété de Guignol s' étendit, il sortit de Lyon et perdit, ses opinions subversives, il devint poli, bon citoyen, discret et ne fût plus lui-même et finit par ne plus être qu'un spectacle pour enfants. |
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Ce que Guignol fut à Lyon, Lafleur le fût à Amiens, il semble lui être contemporain.Lafleur est, contrairement à Guignol une marionnette à fils (un à chaque membre) très visible une tringle métallique fixée dans la tête. On appelle les théatres les "cabotins". C'est un valet, fier, menteur, ivrogne et toujours de bonne humeur. C'est comme Guignol un redresseur de torts, toujours en désaccord avec les gendarmes ("les cadorets"), il est toujours prêt à tirer son maître des mauvais coups. Il prend petit à petit le caractère de l'authentique Picard. On lui adjoint une femme Sandrine, un patron, une patronne et enfin des gendarmes, garde champêtres et soldats.
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